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Le circuit du linge hospitalier

L'hygiène est un important gage de la qualité dans le domaine hospitalier. En effet, près de 10000 personnes meurent annuellement d'une infection contractée à l'hôpital, souvent une infection nosocomiale,  et causée par un manquement au niveau de l'hygiène. Le linge sale est un des vecteurs d'infections et constitue un support idéal pour la propagation de germes. C'est pourquoi la prévention des infections passe par un traitement suivant des normes et des procédures rigoureuses, accompagnées souvent d'évaluations.

Défaut d'hygiène dans le milieu hospitalier : quels risques ?

En cas de manquements au niveau de l'hygiène au sein d'un Hôpital, ehpad ou autre centre hospitalier, la possibilité de contamination concerne non seulement les malades mais aussi le personnel soignant. On distingue en particulier les infections nosocomiales, les risques épidémiques et les risques infectieux professionnels. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle ces établissements doivent être considérés comme une priorité en matière d'action de santé publique.

Les règles d'hygiène doivent être observées d'une manière générale au sein d'un établissement médical ou socio-médical. Mettre en place des pratiques de désinfection rigoureuses, parallèlement aux mesures de prévention classiques (notamment la vaccination) contribue à lutter efficacement contre les risques infectieux.

L'un des éléments qui doit être concerné en priorité par ces procédures d'hygiène est sans doute le linge hospitalier. Que ce soit des vêtements comme les grenouillères ou de simples draps d'examen, ce linge, une fois sale, requiert un traitement spécifique d'autant plus que la quantité utilisée quotidiennement au sein des établissements de santé est assez importante (intervention chirurgicale, changements de draps,...)

En toute circonstance, le linge peut porter des germes en provenance de la flore du patient ou encore par le biais de l'exfoliation du malade, des taches de sang et d'urine transmis par l'air ambiant ou par contact physique. Même après avoir été lavé, il peut être contaminé par le milieu environnant (climatisation, bouches d'aération, mobilier). Lorsque le traitement du linge n'est pas correctement réalisé, la chaîne du circuit propre peut être rompue. Par ailleurs, toute manipulation de linge souillé peut représenter un risque d'infection. Ce risque est d'autant plus élevé dans les services d'hébergement, les buanderies et les transports.

Les diverses catégories de linge

Le linge plat

Le linge plat représentent 60% du linge employé et se composent des grands plats (draps, champs, alèses) et des petits plats (serviettes de table ou de bain, taies, gants).

Le linge en forme

Représentent 35% du linge qui circule et comprennent des vêtements pour les malades (chemises de nuit ou pyjamas) et de tenues pour le personnel soignant (blouses, pantalons, tuniques).

Autres types de linge

Les linges dits « divers » (5% du linge dans les hôpitaux) comprennent généralement les serre-poignées, les attaches, les bandes et les bas.

Ramassage du linge sale : comment doit-on procéder ?

Le linge doit suivre un circuit bien spécifique et trié dans des sacs suivant un code couleurs (habituellement déterminé d’avance entre l’hôpital et la blanchisserie), en fonction de la nature, de la matière ou de la couleur du linge. Les éléments infectés doivent être mis à part. Il est important que le personnel procède à la manipulation du linge à bout de bras tout en évitant tout contact direct avec la blouse ou la tunique.

Utilisation de sacs

Le pré-tri ou tri à la source (généralement au chevet du patient), permet de faciliter le travail en blanchisserie. Cette étape est importante car elle va être à l’origine de tout l’acheminement du linge sale. Toute négligence au niveau de cette phase impliquerait un traitement inadapté ou une perte de temps importante en blanchisserie. Le linge sale doit être enfermé dans un sac, ce dernier devant servir pour le transport vers la blanchisserie. La couleur du sac peut être prédéfinie comme suit :

sac rouge pour risque de contamination

Sac rouge ou orangé

Sac de couleur vive pour le linge utilisé en bloc opératoire et comportant un risque de contamination élevé

sac vert pour les vêtements

Sac vert

Pour le linge en forme. Concerne essentiellement les vêtements des patients comme les chemises et les grenouillères.

sac vert pour les draps

Sac Bleu

Pour le linge plat comme les draps et les alèses. Le risque d’infection et de présence de germes est moindre pour ce genre d’éléments

sac jaune pour le linge de toilette

Sac jaune

Pour tout ce qui est linge de corps et de toilette comme les serviettes et les gants de toilettes

Remarque : Pour les autres types de vêtements de patient et de personnel (pantalons, tuniques, blouses,…), il est possible d’utiliser des sacs en gris, en blanc ou une autre couleur éventuellement.

L’établissement hospitalier doit veiller à mettre en place des mesures efficaces pour éviter que les instruments, objets ou consommables médicaux ne se retrouvent dans ces sacs, avec le linge sale. Dans ce cadre, il est important de limiter les lieux intermédiaires d’entreposage.

Un linge sec peut être transporté à l’intérieur d’un sac en textile qui doit subir une désinfection une fois vidé. Pour le linge humide et très sale, il est préférable d’utiliser un sac imperméable. Les sacs doivent être remplis au 2/3 et les supports de sacs doivent être nettoyés puis désinfectés quotidiennement. Généralement, le linge infecté est mis dans des sacs spécifiques et qui ne seront pas ouverts au cours du tri afin d’éviter la propagation des germes. Ce type de linge est donc lavé deux fois avec une dose de lessive plus importante.

Du matériel adéquat : les chariots de linge

Pour le circuit du linge, le personnel doit utiliser un matériel adéquat. Il s’agit principalement de chariots de linge et qui peuvent être catégorisés en trois types :

Le chariot de récolte pour le linge sale

chariot de recolte et de ramassage du linge sale

Chariot de récolte – linge sale

Le chariot de ramassage est utilisé pour la récolte du linge sale

Le chariot de distribution du linge propre

chariot de distribution du linge propre

Le chariot de distribution du linge propre

Utilisé pour le transport du linge propre vers les différents endroits de l’établissement (chambres des patients, vestiaires du personnel,…)

Le chariot mixte de ramassage et de distribution

chariot mixte de distribution du linge propre et ramassage du linge propre

Le chariot mixte

Le chariot misxte est utilisé à la fois pour la récolte du linge sale mais aussi pour la distribution du linge propre

Consultez différents modèles de chariots de linge

Ces chariots, surtout ceux transportant des vêtements et des draps sales, doivent faire l’objet de nettoyages fréquents. Le personnel peut utiliser des solutions de détergents et de désinfectants, des papiers absorbants à usage unique ou des chiffons. Les poignées, les tiroirs ainsi que les roulettes doivent être parfaitement désinfectés. Le chariot doit être rangé en dehors de toute zone comportant un risque de contamination.

La durée du ramassage et de la circulation des chariots de récolte doit être la plus courte possible. Afin de réduire les risques de contamination, les chariots ne doivent pas être laissés longtemps dans les couloirs de l’établissement.

Procédure de distribution du linge propre

Pour la manipulation du linge propre, le personnel doit respecter des règles strictes d’hygiène, notamment le lavage des mains, l’utilisation de tenues spécifiques comme les gants. Les tenues doivent être changées tous les jours et l’établissement doit être aménagé de façon à ce que le personnel puisse se doucher. Les vaccinations (tuberculose, tétanos, etc…) doivent être effectuées. Des formations doivent être dispensées continuellement concernant la méthode de contrôle et les procédures liées à l’usage des matériels.

Le linge propre doit aussi être traité à travers un circuit bien défini, avec l’utilisation de chariots prévus à cet effet, ce pour des raisons de praticité. Là encore, les chariots doivent être nettoyés de façon régulière. Certains chariots peuvent être utilisés aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur des bâtiments et sont conçus pour des lavages dans un tunnel de désinfection.

La blanchisserie

Les établissements hospitaliers peuvent avoir leur propre blanchisserie ou faire appel à des prestataires. Dans tous les cas, les actions réalisées dans les blanchisseries se déroulent suivant un processus strict et organisé. Le cycle de traitement du linge comporte ainsi plusieurs étapes essentielles pour garantir le niveau d’hygiène nécessaire. Dans le cas où le linge a été infecté (après utilisation par un malade tuberculeux par exemple), il passera directement en pré-désinfection avant d’être lavé.

Tri et lavage

Le linge sale est d’abord pré-trié à la source (voir chapitre Ramassage du linge sale), suivant le principe des sacs de différentes couleurs. Il sera ensuite transporté puis trié une seconde fois à la blanchisserie. Après cette étape, il sera lavé en laveuse-essoreuse ou en tunnel.

Circuit du linge après lavage

Après le lavage, il y a trois directions possibles : le repassage pour le grand plat et le petit plat, le défroissage pour le linge en forme et le séchage pour les couettes ou les éponges. Pour ces tâches, le personnel en blanchisserie utilise des matériels comme la table de repassage ou la table de pliage.

table de repassage professionnelle

Table à repasser pour le service blanchisserie

Utilisée dans les services de blachisserie pour repasser le linge après le lavage

Consultez différents modèles de tables à repasser

Le linge repassé passe directement dans les armoires ou cabris de livraison. Quant au linge défroissé ou séché, il est placé dans des cabris de stockage. A partir de là, la manipulation du linge propre doit être très limitée afin d’éviter toute contamination. De même, le stockage dans les couloirs ou milieux à risques d’infection doit être de courte durée, voire évité.

Une fois les armoires et cabris chargés, ces derniers vont dans un camion de livraison, en fonction de la dotation du service.

Ainsi, la garantie de l’hygiène dans les établissements de soin est en grande partie conditionnée par le respect des procédures de traitement du linge utilisé au quotidien et dans tous les services.

Il est important de respecter ces règles et procédures, non seulement pour préserver la santé des patients, mais aussi celle du personnel soignant.

Méthode RABC - Norme NF EN 14065

La méthode RABC est destinée aux blanchisseries afin de leur permettre d’assurer de façon continuelle la qualité micro biologique du linge traité.

RABC signifie Risk Analysis and Biocontamination Control c’est-à-dire Analyse du Risque et la Maîtrise de la Biocontamination. Elle découle de la norme NF EN 14065 concernant le traitement des textiles et la maitrise de l’hygiène publiée en avril 2003.

Cette méthode préventive s’articule autour des 7 principes suivants:

Principe Détails de la méthode R.A.B.C
Principe 1

Identifier les dangers et classer les risques de biocontamination du linge lors des procédures de traitement dans la blanchisserie. Et déterminer ensuite les mesures de prévention nécessaires pour diminuer ces risques.

Principe 2

Identifier les points de maitrise comme certaines procédures ou certains endroits dans la blanchisserie qui nécessitent une surveillance plus accrue.

Principe 3

Définir des limites de tolérance pour chaque point de maitrise

Principe 4

Etablir un système de surveillance pour chaque point de maitrise. La surveillance peut être visuelle ou via un contrôle bactériologique régulier

Principe 5

Etablir des actions correctives pour éviter tout risque de contamination lors de la détection d’une défaillance sur un des points de maitrise

Principe 6

Vérifier et surveiller le système RABC

Principe 7

Mise en place d’un système de documentation permettant de rapporter toutes les actions effectuées par l’équipe en charge du RABC