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Circuit des déchets hospitaliers

Au sein des établissements de santé, d’importantes quantités de déchets sont gérées quotidiennement, ce qui accroît les mesures préventives. La gestion des déchets est une problématique à part entière et prend davantage d’ampleur. Les déchets hospitaliers peuvent être classifiés en diverses catégories. Par leur caractère potentiellement dangereux pour la santé, leur gestion doit se faire dans le respect de dispositions et de procédures strictes.

Les divers types de déchets hospitaliers

Les déchets hospitaliers peuvent être regroupés en sept catégories :

- Les déchets généraux

- Les déchets anatomiques humains

- Les déchets pharmaceutiques

- Les déchets à risque chimique ou toxiques

- Les déchets radioactifs

- Les déchets d’activités de soins (DAS)

- Les déchets d’activités de soins à risque infectieux (DASRI)

Les déchets généraux

Ils ne sont pas forcément source de risque pour la santé humaine ni une menace pour l’environnement. Ce sont principalement les déchets de bureau, les déchets issus des services alimentaires ; les emballages ou les matériaux de construction. Ils comprennent également les déchets issus des soins comme les plâtres.

Les déchets anatomiques

Ild correspondent à des fragments humains. Les liquides biologiques et le sang n’en font pas partie et peuvent être évacués dans les égouts. Les déchets comprenant des pièces anatomiques doivent obligatoirement être incinérés.

Les déchets pharmaceutiques

Ce sont ceux issus de résidus de médicaments (avec ou sans ordonnance), les produits utilisés pour la préparation et l’administration de médicaments, les médicaments toxiques ou cytotoxiques et quelques types de produits dangereux. De même, les récipients qui ont contenu un produit pharmaceutique font aussi partie de cette catégorie.

Les déchets à risque chimique ou toxique

Ce sont notamment les réactifs de laboratoire, les désinfectants, les solvants, les révélateurs photographiques et tout objet contenant des métaux lourds. Dans la plupart des cas, ces produits se présentent sous forme liquide et ont des propriétés explosives, toxiques, inflammables ou corrosives, d’où leur caractère dangereux.

Les déchets radioactifs

Ce sont les solides, liquides, ou gaz qui contiennent des radio-isotopes de concentration supérieure à celle jugée admissible par les autorités compétentes. Ils sont répartis en trois groupes, en fonction de la quantité de produits radioactifs qu’ils contiennent.

Les déchets d’activités de soins (DAS)

Ils comprennent les déchets de dialyse et ceux qui proviennent des activités de diagnostic, de suivi ou de traitement. Ces déchets peuvent être considérés comme étant des déchets généraux et assimilés aux ordures ménagères.

Les Déchets d’Activités de Soins à Risque Infectieux (DASRI)

Ils divisent en deux types. Les Déchets mous et souillés comme les cotons, compresses ou pansements et les objets piquants, coupants ou tranchants comme les seringues, aiguilles, lames, etc…

Déchets hospitaliers : quels risques ?

Selon la catégorie des déchets, les risques sont variés : traumatiques, infectieux, chimique, risque d’incendie ou risque d’explosion, ou encore risque radioactif. Les Déchets d’Activités de Soins à Risque Infectieux sont ceux qui génèrent le plus de risques pour la santé humaine. Les déchets issus des soins sont le foyer de micro-organismes source potentielle de danger. Ils peuvent infecter aussi bien le personnel de l’établissement que les patients et même le public en général. Cela peut être dû à une blessure ou une piqûre, un simple contact (par la peau ou les muqueuses), par ingestion ou inhalation. En outre, il existe des déchets à priori moins dangereux mais qui peuvent détériorer l’hygiène au sein d’un hôpital lorsqu’ils ne sont pas détruits dans un délai défini. Les micro-organismes issus de ces déchets peuvent en effet se propager à l’intérieur et à l’extérieur de l’établissement. En matière de survie des micro-organismes dans un milieu donné, il faut également prendre en compte les insectes ou les rats qui jouent le rôle de vecteurs. Ils sont passifs et sont à l’origine de la prolifération de pathogènes.

Le tri des déchets et les moyens d’élimination

En matière de tri des déchets, il y a une procédure à respecter dès la phase de tri. Ils seront regroupés selon les catégories, dans des emballages de type et de couleur prédéfinis. Les déchets domestiques et généraux sont généralement mis dans un sac en plastique vert puis acheminés à l’aide de chariots prévus à cet effet. Il est possible alors d’utiliser des chutes à déchets ou des compacteurs munis de conteneurs. Pour les matériaux de construction, le tri doit se faire de manière optimisée. Par ailleurs, il y a des aires spécifiquement prévues pour mettre les conteneurs où les résidus non recyclables seront jetés. Les déchets généraux peuvent être éliminés par les services municipaux se chargeant de ce genre de tâche. Quant aux matériaux de construction, ils sont expédiés à des entreprises pour être traités spécifiquement.

Les déchets biomédicaux, lorsqu’ils ne sont pas anatomiques, peuvent aussi être gérés par les services municipaux de gestion des déchets. Ils sont pétris et stérilisés à très haute température. Dans les établissements médicaux, les déchets non anatomiques sont jetés dans des bacs ou des pots en plastique. La plupart du temps, des sacs de couleur rouge sont utilisés.

Les DASRI sont souvent conditionnés dans des contenants rigides, de préférence à double fermeture et avec système anti-reflux. Les emballages d’élimination doivent répondre aux normes AFNOR y afférentes.

Collecteur DASRI

collecteur dasri

Collecteur DASRI

Colleucteur de dêchets à risque infectieux pour les établissements de santé

Collecteur d’aiguilles

Collecteur d’aiguilles

Collecteur d’aiguilles

Collecteur d’aiguilles usagées pour éviter les risques infectieux au sein des établissements de santé

Consultez différents modèles de collecteurs DASRI

Les contenants sont de couleur jaune dominante et là encore, ils ne doivent pas être remplis à ras bord. Des mesures doivent être adoptées pour ce qui est de la traçabilité. Pour distinguer les DASRI entre eux (DASRI cytotoxiques et déchets en contact avec le sang par exemple), il est possible d’utiliser des couvercles de contenants de différentes couleurs.

Les déchets radioactifs sont mis dans des sacs ou des pots en plastique (rouge ou orange). Les déchets liquides seront vidés dans des bidons faciles à manipuler. Les contenants doivent permettre de distinguer les niveaux de radioactivité, leur source et la date de dépôt. En effet, par la suite, le moyen de traitement de ces déchets va être fonction de la quantité de radio-isotopes qu’ils contiennent.

Les objets blessants (piquants ou tranchants) seront déposés dans un contenant qui ne sera plus ré-ouvert une fois fermé. Sur des sites spécialisés dans les matériels et équipements spécifiques au secteur médical, il est possible de choisir parmi de nombreux modèles de contenants qui garantissent le respect de cette procédure et la sécurité du personnel qui manipule cette catégorie de déchets.

Collecte et transport des déchets

Dans les établissements de soins, les ordures ménagères ne doivent pas être mélangées aux déchets anatomiques ou à risque infectieux. Les déchets doivent être au moins répartis en deux catégories : les déchets contaminés et les déchets non contaminés (déchets ménagers). Lorsque la collecte s’effectue dans des sacs en papier ou en plastique, ces derniers doivent être bien fermés une fois remplis. Lors du transport vers le lieu où les déchets seront éliminés, les récipients doivent être déposés dans d’autres récipients. Aucun déchet ne sera placé en vrac et les contenants doivent être étanches. Pour la collecte et le transport, les récipients doivent être facilement identifiables par un symbole de marquage bien visible.

Entreposage et traitement des déchets

Il existe divers types de lieux d’entreposage des déchets. Les entrepôts intermédiaires sont des locaux aménagés dans les zones fonctionnelles, dans l’optique de réduire les déplacements du personnel de l’établissement de soins. Les entrepôts terminaux sont les locaux où les différents groupes de déchets seront stockés avant qu’ils ne soient acheminés vers les centres de traitement externes. Les aires de rangement sont des zones situées près des entrepôts terminaux, où sont stockés les sacs, contenants vides ou les chariots de transport. Les déchets seront entreposés dans endroits différents : les aires de disposition de déchets généraux seront bien distincts des aires de gestion des déchets radioactifs. Il y a aussi les zones de stockage à l’extérieur pour entreposer les conteneurs extérieurs remplis de déchets généraux ou recyclables. Enfin, il y a les quais d’expédition, pour faciliter le ramassage des déchets et leur acheminement vers les zones de traitement externes.

Divers services peuvent s’occuper du traitement des déchets, en fonction de la catégorie de ces derniers. Dans tous les cas, l’hôpital doit impérativement procéder à l’élimination de tous les déchets. Il se peut que l’établissement ait sa propre zone d’incinération pour les déchets contaminés. Cette zone doit alors répondre aux normes en vigueur. Les déchets non contaminés peuvent passer à travers le processus de traitement similaire à celui des ordures ménagères./p>

Certains déchets peuvent être recyclés. C’est d’ailleurs une activité de plus en plus répandue de nos jours. Des projets de recyclage se créent à différents niveaux : recyclage de seringues, de dispositifs médicaux à usage unique, etc…

Circuit des déchets : les intervenants

Etant un processus de gestion à part entière, le circuit des déchets implique diverses entités. D’une part, il y a les responsables de la gestion de déchets sont issus de différents domaines de spécialité : santé et sécurité au travail, environnement, hygiène…Il y a aussi la direction, essentiellement chargés de veiller à ce que la gestion de déchets se fasse convenablement. Quant au personnel de l’unité fonctionnelle, il est responsable dès le tri et jusqu’à la source.

Les normes et réglementations

Pour répondre aux exigences de sécurité, les emballages des déchets d'activités de soins sont soumis à des normes :

intitulé de la Norme Détails de la norme
NF X 30-500

Emballages des déchets d'activités de soins - Boîtes et minicollecteurs pour déchets perforants - Spécifications et essais

NF X 30-501

Emballages des déchets d'activités de soins - Emballages des déchets d'amalgames dentaires - Essais et spécifications

NF X 30-502

Emballages des déchets d'activités de soins - Emballages des déchets d'amalgames dentaires - Essais et spécifications

NF X 30-503

Déchets d'activités de soins - Réduction des risques microbiologiques et mécaniques par les appareils de pré-traitement par désinfection des déchets d'activités de soins à risques infectieux et assimilés

NF X 30-504

Déchets d'activités de soins - Bonnes pratiques de collecte des déchets d'activités de soins à risques infectieux

NF X 30-505

Emballages des déchets d'activités de soins — Fûts et jerricane en matière plastique pour déchets d'activités de soins et risques infectieux

NF X 30-506

Déchets d'activités de soins - Emballages pour déchets d'activités de soins liquides à risques infectieux

NF X 30-507

Emballages des déchets d'activités de soins — Déchets d'activités de soins - Caisse en carton avec sac intérieur pour déchets d'activités de soins à risques infectieux

NF X 30-510

Terminologie des déchets d'activités de soins Pour tous les emballages relatifs aux déchets d'activités de soins à risques infectieux, des prescriptions communes ont été élaborées : couleur jaune dominante, limite de remplissage, identification du producteur, fermeture temporaire et définitive, etc.

La gestion des déchets est réglementée par des textes :

- La loi n° 75-633 du 15 juillet 1975 modifiée relative à l’élimination des déchets et à la récupération des matériaux qui introduit les notions de prévention, d’organisation du transport, de la valorisation des déchets et de l’information du public

- La Circulaire du 9 août 1978, relative à la révision du règlement sanitaire départemental type qui fixe les modalités de collecte et de transport des déchets

- L’Arrêté du 23 août 1989, relatif à l'incinération des déchets contaminés dans une usine d'incinération de résidus urbains (UIOM) au sens de la réglementation sanitaire qui concerne le traitement des déchets

- Le Décret du 21 septembre 1977 : portant application de la loi du 19 juillet 1976, qui fixe les procédures à respecter pour avoir une autorisation en vue de l’installation de traitement de déchets.